Préparer l’arrivée de bébé : ce qui compte vraiment
On prépare beaucoup la chambre et la valise de maternité. On prépare rarement les trois semaines qui suivent le retour à la maison. C’est pourtant là que tout se joue.
Publié le par l’équipe du Pavillon Gaïa
Le matériel occupe l’espace mental, pas le plus utile
Les listes de naissance sont interminables et souvent anxiogènes. Dans les faits, un nouveau-né a besoin de très peu : de quoi dormir en sécurité, de quoi être changé, de quoi être nourri, de quoi être porté. Le reste peut attendre, s’emprunter ou s’acheter d’occasion.
Ce qui manque le plus, dans les premières semaines, ce n’est pas un objet. C’est du temps, du sommeil et des bras disponibles. Autant préparer cela.
Organiser le quotidien avant, pas pendant
Quelques décisions prises pendant la grossesse allègent considérablement le retour à la maison : congeler des repas, identifier qui peut faire les courses, prévoir comment les aînés seront gérés, savoir qui prévenir en cas de coup dur.
Répondre à la question « qui puis-je appeler à trois heures du matin si je ne vais pas bien ? » vaut mieux que n’importe quel achat. Si la réponse est « personne », c’est un point à travailler avant la naissance.
Constituer son réseau de professionnels
Savoir à l’avance vers qui se tourner évite de chercher dans l’urgence, au moment où l’on en a le moins l’énergie. Concrètement, cela veut dire avoir identifié avant l’accouchement : un médecin ou un pédiatre pour l’enfant, une sage-femme pour le suivi post-natal, une consultante en lactation si l’allaitement est envisagé, une kinésithérapeute pour la rééducation périnéale.
C’est précisément l’intérêt d’un lieu qui réunit plusieurs praticiens : les orientations se font entre professionnels qui se connaissent, sans que vous ayez à tout réexpliquer à chaque fois.
Anticiper la rééducation périnéale
La rééducation périnéale commence généralement six à huit semaines après l’accouchement, après la consultation post-natale. Prendre rendez-vous pendant la grossesse permet de ne pas se retrouver sans créneau au moment voulu, les délais étant souvent longs.
Un point à retenir : la rééducation abdominale ne doit jamais précéder la rééducation périnéale. Travailler les abdominaux sur un périnée non préparé peut aggraver une fragilité existante.
Se donner le droit de ne pas être au niveau
Les premières semaines sont rarement conformes à ce qui était imaginé. La fatigue, les doutes, les pleurs — les siens comme ceux du bébé — n’ont rien d’anormal.
En revanche, une tristesse qui s’installe au-delà de quinze jours, une impossibilité à dormir même quand l’enfant dort, ou le sentiment d’être détachée de son bébé sont des signes qui méritent d’être évoqués avec un professionnel. Il ne s’agit pas d’un défaut d’amour, mais d’un état de santé qui se soigne.
Cet article a une vocation informative. Il ne remplace ni un avis médical, ni une consultation adaptée à votre situation personnelle. En cas de symptôme ou de doute, adressez-vous à votre médecin, votre sage-femme ou votre pédiatre.