Aller au contenu principal
Pavillon Gaïa Crémieu · Nord-Isère
Santé de la femme · 7 min de lecture

Rééducation périnéale : réponses aux questions que l’on n’ose pas poser

C’est le rendez-vous que beaucoup repoussent, par manque de temps, par gêne, ou parce que « tout va bien ». Voici ce qu’il faut savoir pour décider en connaissance de cause.

Publié le par l’équipe du Pavillon Gaïa

Rééducation périnéale : réponses aux questions que l’on n’ose pas poser

À quoi sert le périnée

Le périnée est un ensemble de muscles tendus entre le pubis et le coccyx, qui ferme le bassin par le bas. Il soutient la vessie, l’utérus et le rectum, participe à la continence et intervient dans la sexualité.

La grossesse le sollicite par le poids qu’il supporte pendant neuf mois, indépendamment du mode d’accouchement. C’est pourquoi une césarienne ne dispense pas de la rééducation.

Pourquoi consulter même quand tout semble aller bien

L’absence de fuite urinaire ne signifie pas que le périnée fonctionne correctement. Une faiblesse peut rester silencieuse pendant des années, puis se manifester à la ménopause ou lors de la reprise du sport.

Le bilan post-natal permet d’objectiver l’état du périnée et de la sangle abdominale. Il peut conclure qu’aucune rééducation n’est nécessaire — c’est aussi une information utile.

Comment se déroule une séance

La première séance est un bilan : entretien sur votre grossesse, votre accouchement et vos symptômes, puis évaluation. Les séances suivantes associent un travail de prise de conscience, un renforcement progressif et l’apprentissage des gestes qui protègent le périnée au quotidien.

Tout se passe en séance individuelle, dans un cabinet fermé. Rien n’est imposé : chaque étape est expliquée et vous pouvez interrompre à tout moment.

Est-ce douloureux ?

Non. La rééducation périnéale n’est pas douloureuse. Elle peut être inconfortable au début, surtout si des douleurs préexistent, mais ce n’est jamais un passage obligé : signalez toute douleur, la technique sera adaptée.

Combien de séances

La prescription initiale porte souvent sur une dizaine de séances, mais le nombre réel dépend de votre bilan et de vos progrès. Certaines femmes ont besoin de moins, d’autres poursuivent plus longtemps.

Les séances sont prises en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale, selon la nomenclature en vigueur.

Et les abdominaux ?

La rééducation abdominale vient après, jamais avant. Solliciter les abdominaux sur un périnée non préparé augmente la pression dans l’abdomen et peut aggraver une fragilité.

Les abdominaux classiques — relevés de buste, gainage intensif — sont à éviter tant que le bilan ne l’autorise pas, particulièrement en cas de diastasis des grands droits.

Cet article a une vocation informative. Il ne remplace ni un avis médical, ni une consultation adaptée à votre situation personnelle. En cas de symptôme ou de doute, adressez-vous à votre médecin, votre sage-femme ou votre pédiatre.

Bon à savoir

Questions fréquentes

Oui, sur prescription médicale, les séances sont prises en charge par l’Assurance Maladie selon la nomenclature en vigueur. Dans le cadre du post-partum, la prise en charge est prévue par la réglementation.

Oui. Le périnée a supporté le poids de la grossesse pendant neuf mois, quel que soit le mode d’accouchement. Un bilan est donc recommandé également après une césarienne.

Oui, il n’y a pas de délai limite. Beaucoup de femmes consultent plusieurs années après leur accouchement, ou au moment de la ménopause. Une prescription médicale reste nécessaire.

Aller plus loin

Une question sur votre situation ?

Les praticiennes et praticiens du Pavillon Gaïa prennent le temps d’écouter avant de proposer. Prenez rendez-vous ou appelez-nous.

Appeler Rendez-vous