Ménopause : ce que la kinésithérapie peut apporter
Beaucoup de femmes découvrent à la ménopause des symptômes qu’elles n’avaient jamais eus. Ce n’est ni inéluctable, ni sans solution.
Publié le par l’équipe du Pavillon Gaïa
Pourquoi les symptômes apparaissent à ce moment
La baisse des œstrogènes modifie la qualité des tissus : la muqueuse s’amincit, les ligaments perdent en élasticité, la trophicité musculaire diminue. Le plancher pelvien, très dépendant de l’imprégnation hormonale, se fragilise.
S’y ajoute souvent l’effet différé d’accouchements anciens : un périnée qui compensait jusque-là ne compense plus.
Les symptômes concernés
Les fuites urinaires à l’effort — en toussant, en riant, en portant une charge — sont les plus fréquentes. Viennent ensuite les urgences mictionnelles, la sensation de pesanteur ou de boule vaginale, les douleurs lors des rapports et l’inconfort en position debout prolongée.
Aucun de ces symptômes n’est une fatalité liée à l’âge. Ils relèvent d’une prise en charge.
Ce que la rééducation apporte
Le travail associe un bilan précis, un renforcement progressif du plancher pelvien, un apprentissage des gestes qui limitent les hyperpressions abdominales et, souvent, un travail postural et respiratoire.
Les résultats sont documentés : la rééducation périnéale constitue le traitement de première intention de l’incontinence urinaire d’effort, avant tout recours chirurgical.
Et l’activité physique ?
La ménopause est un moment clé pour l’os et le muscle. Maintenir une activité physique régulière est essentiel — encore faut-il choisir des activités qui ne mettent pas le périnée en difficulté.
La course à pied, les sports de saut et les abdominaux classiques augmentent la pression abdominale. Ils ne sont pas interdits, mais méritent d’être adaptés, ou repris après un travail de renforcement.
Quand consulter
Dès l’apparition du premier symptôme. Plus la prise en charge est précoce, meilleurs sont les résultats, et plus on limite le risque d’aggravation.
Une prescription médicale est nécessaire : parlez-en à votre médecin traitant ou à votre gynécologue.
Cet article a une vocation informative. Il ne remplace ni un avis médical, ni une consultation adaptée à votre situation personnelle. En cas de symptôme ou de doute, adressez-vous à votre médecin, votre sage-femme ou votre pédiatre.